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Après une rentrée climatique intense (mobilisations historiques des grèves pour le climat, sommet pour le climat de l’ONU et publication des derniers rapports du GIEC sur les océans), place à la rébellion internationale pour le monde vivant à partir du 7 octobre avec Extinction Rebellion.

Une mobilisation historique pour le climat

Du 20 au 27 septembre, dans 185 pays de tous les continents et toutes cultures, près de 8 millions de personnes ont manifesté et fait grève pour le climat : un record historique ! Dans certains pays (Espagne, Italie, Pays-Bas, Nouvelle Zélande…) ce sont plus de 3,5% de la population qui se sont mobilisés. Le mouvement de la jeunesse a su entraîner dans son sillage des citoyens de toutes les générations. Ce nouveau cap prouve que, lorsque nous sommes solidaires, nous avons le pouvoir de faire pression sur nos responsables politiques et économiques pour garantir un futur plus enviable et limiter l’impact de la crise climatique à venir en sortant des énergies fossiles.

« Nous continuerons de nous battre jusqu’à ce que les politiciens cessent d’ignorer les rapports scientifiques et que les compagnies pétrolières soient reconnues responsables de leur crime contre le futur, comme cela aurait dû être fait depuis des dizaines d’années » a déclaré May Boeve de 350.org (association co-organisatrice des grèves mondiales pour le climat).

Un sommet de l’ONU décevant

Le 23 septembre lors du Sommet pour le Climat au siège de l’ONU, Greta Thunberg invectivait les leaders politiques du monde entier pour dénoncer leur trahison: « Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles vaines. Nous sommes au début d’une extinction de masse. Et vous n’êtes capables de parler que d’argent et du mythe d’une croissance économique éternelle. Comment osez-vous ? ».

Avec elle, une quinzaine d’autres jeunes ont lancé une action en justice pour inaction climatique contre l’Argentine, le Brésil, la Turquie, l’Allemagne et la France : 5 pays signataires de la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant. Cette action n’aura hélas qu’une portée symbolique, tout comme les promesses faites par les rares pays participants : à peine la moitié des 136 états membres étaient représentés par leurs dirigeants….

Alerte sur les océans et les zones gelées

Le 25 septembre, le GIEC (Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat) publiait son rapport sur les conséquences du réchauffement climatique sur les océans et les zones gelées de la planète. Comparé au rapport publié il y a un an à peine, toutes les estimations sont pires. Le niveau des océans monte 2,5 fois plus vite au 21ème siècle qu’au siècle précédent, mettant en péril plus d’un milliard d’habitants des zones côtières. En absorbant le carbone, les océans s’acidifient. Le plancton s’y fait plus rare et avec lui toute la chaîne alimentaire qui, via la pêche, nourrit 3 milliards de personnes. Dans un scénario à +2°C, il n’y aurait plus de récifs coralliens, soit 1/3 de la faune et de la flore marine.

Climat et biodiversité : même urgence 

Le 6 mai déjà, un rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et le services écosystémiques) alertait l’ONU sur l’accélération de l’extinction avec plus d’un million d’espèces animales et végétales menacées de disparition. « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier » déclarait alors Robert Watson, Président de l’IPBES.

Notre planète se dirige donc dangereusement vers la 6ème extinction de masse de son histoire. Extinction qui, pour la première fois, ne serait pas d’origine naturelle mais directement liée à l’activité humaine : à la surexploitation des terres et des océans, aux manipulations génétiques sur le vivant, à l’explosion des énergies fossiles, à la pollution chimique et plastique…

LE GRAND SOULÈVEMENT DU MONDE VIVANT

XR Rebelles sans frontières À partir du 7 octobre, pour son premier anniversaire, Extinction Rebellion initie une nouvelle mobilisation internationale pour la préservation de la vie sur Terre. Née en octobre 2018 au Royaume Uni, XR est un mouvement populaire déterminé à agir contre le réchauffement climatique, le risque d’extinction de l’humanité et l’effondrement écologique.

Les revendications d’Extinction Rebellion:

  1. La reconnaissance de la gravité et de l’urgence des crises écologiques actuelles et une communication honnête sur le sujet.
  2. La réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2025, grâce à une réduction de la consommation et une descente énergétique planifiée.
  3. L’arrêt immédiat de la destruction des écosystèmes océaniques et terrestres, à l’origine d’une extinction massive du monde vivant.
  4. La création d’une assemblée citoyenne chargée de décider des mesures à mettre en place pour atteindre ces objectifs et garante d’une transition juste et équitable.

Les modes d’intervention d’Extinction Rebellion sont l’action directe, la désobéissance civile et la résistance non violente. Présente aujourd’hui dans près de 60 pays, XR entend rassembler massivement autour d’un sentiment d’urgence collective dans un réflexe de survie.

Bienvenue parmi les rebelles !

En France, des groupes locaux organisent des actions dans toutes les régions. Pour rejoindre les rebelles les plus proches de chez vous, rendez-vous sur le site XR. La semaine de rébellion commence le 7 octobre dans le monde entier et un week-end plus tôt à Paris.

Voici le programme :

5 octobre : Dernière occupation avant la fin du monde. 

Tou.te.s ensemble, nous occuperons illégalement un lieu emblématique de ce système économique injuste et destructeur. Et nous le transformerons en un lieu de vie, de réflexion, d’organisation et de convergence pour en faire un jalon de la résistance à venir. Inscrivez-vous.

6 octobre : Cérémonie d’ouverture.

De 17h à 21h, nous célébrerons notre interdépendance sur le canevas du vivant. Nous communierons autour de notre peine pour le monde. Nous inviterons le changement de perception, ouvrant à une renaissance. Un moment de grâce qui mêlera les arts et honorera les grands règnes de notre si belle planète. Un moment de douceur, de fête, d’étonnement, de connexion entre rebelles et avec vous tou·te·s. Un moment de beauté au milieu des murs gris de la ville. Un moment où les esprits de la nature insuffleront leurs rythmes aux tambours. Inscrivez-vous.

7 octobre : Occupation pour la suite du monde.  

Reprenons l’espace public! Assemblées citoyennes, ateliers permaculture, animations pour enfants, concerts, conférences, cuisine collective… envahiront les places et les boulevards ! Nous appelons les enfants, les parents, les jeunes et les moins jeunes à se soulever avec nous pour exiger un futur vivable. Nous invitons chacun-e à poser des jours de congés, à quitter son travail pour nous rejoindre quelques heures ou quelques jours. Inscrivez-vous.

10 octobre : Demain, tous Migrants !

Si rien n’est fait pour donner un grand coup de frein aux émissions de gaz à effet de serre, 1 milliards de personnes devront fuir les conséquences du réchauffement climatique d’ici à 2050. Il est de notre devoir de mettre en place des politiques humaines et efficaces relatives aux mouvements de population. Il est de notre devoir de faire le maximum pour enrayer les causes de ces catastrophes en cours et à venir. Inscrivez-vous.

11 octobre : Tournez manège!

Nous sommes en excès de vitesse perpétuel sur la route de la surexploitation des ressources, et nous accélérons toujours plus. C’est pourquoi nous avons décidé de freiner symboliquement cette course à la croissance en remplaçant le trafic motorisé par une vague immense et joyeuse de vélos. Inscrivez-vous.

Du 7 au 12 octobre : Le plastique nous intoxique !

A l’image des vagues successives de plastiques qui se déversent dans nos océans, nous viendront submerger les supermarchés parisiens pour dénoncer de façon concrète et démonstrative ce gâchis de matières premières qui aboutit à une pollution aussi désastreuse qu’inutile et proposer des alternatives durables aux clients. Inscriptions ici.

12 octobre: Archipel des nouveaux mondes.

Toutes celles et ceux en qui germent l’amour et la révolte pour le vivant sont invités à se regrouper, à investir l’espace public pour construire les îlots qui dessineront l’archipel des possibles. Associations de quartier, groupes d’amis, collectifs en lutte ou formations artistiques : mailles potentielles de la grande toile du changement ! Inscrivez-vous.

PARCE QUE NOUS N’AVONS QU’UNE SEULE PLANÈTE, SOYONS TOUS REBELLES SANS FRONTIÈRES!

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